WASHTech Burkina – “Most Significant Change Stories” 2012

Contexte de « collection des MSC stories »

Selon les principes du Workpackage 7 du projet Washtech, chaque pays devrait suivre l’évolution du degré d’utilisation du TAF/TIF et  l’importance de l’outil pour les acteurs du secteur de son pays. La documentation de cette évolution se fera sous forme d’interview, pour mettre aux différents acteurs de raconter l’histoire de leur premier contact avec l’outil TAF et comment cet outil pourrait changer leur manière d’évaluer les technologies d’eau et assainissement. C’est dans cet esprit que pour le compte de l’année 2012, deuxième année du projet, 10 histoires ont été collectées au Burkina suivant les domaines de changement prédéfinis par l’équipe du projet. Ces domaines de changement sont : La reconnaissance de la nécessité du TAF pour le secteur

 L’implication des acteurs étatiques dans le projet et la promotion du TAF   L’implication des municipalités au niveau décentralisé. La compréhension du TAF par les Alliances d’apprentissage, les centres de recherché, etc.

 Comment ces histoires ont été sélectionnées?

Réunie le 10 janvier 2013,  l’équipe du projet WASHTECH ainsi que les membres des Alliances d’apprentissage du projet ont tenu l’atelier de revue des MSC stories/interview collectées durant toute l’année 2012. L’atelier à réunie l’équipe de recherche de WASHTech Burkina ainsi que les partenaires et l’institution qui doit abriter le TAF à savoir la DIEE. L’atelier était animé par la communicatrice du projet qui dans un premier temps a  présenté les domaines de changement suivant lesquels les histoires ont été collectées

Au total 10 histoires ont fait l’objet du classement selon les critères suivants :

Qualité du son et de l’image

Clarté de l’expression

Lien pertinent avec le domaine de changement

Pertinence des propos  avec le projet WASHTech et le TAF

Après avoir pris connaissance de ces critères, les participants ont passé en revue les histoires.

Ce document revient sur les raisons qui ont poussées au choix de  telle ou telle histoire comme étant l’histoire qui illustre le grand changement : « most significant change ». Il propose également une transcription  de la totalité de l’histoire choisie.

Domaine 1 : La reconnaissance de la nécessité du TAF pour le secteur Dans ce domaine, nous avons collecté quatre histoire. Celle de Maxime Somda, ancien chef du service suivi-évaluation du PN-AEPA a été retenue comme l’histoire qui présente un lien pertinent avec le TAF. En effet en sa qualité de chef de service de suivi évaluation, Monsieur Somda a une grande expérience de l’introduction des technologies HAEP. Cependant d’outil qui permettent de mesurer leur durabilité, il n’en trouve encore dans le secteur. C’est pourquoi il reconnait que le TAF est le seul qu’il connaisse actuellement comme outil d’évaluation des technologies. Il reconnait du même coup toute la nécessité de cet outil pour le secteur et pour son service qui a en charge le suivi évaluation des technologies HAEP. En grand connaisseur des technologies, il aborde d’un air clair  et précis l’utilité du TAF pour le secteur.

Ce qui fait que son interview ait été retenue comme « most significant change » dans ce domaine.

Interview Maxime SOMDA, chef de service suivi-évaluation à la  DGRE

« L’outil tel que présenté, représente  un intérêt particulier pour nous. C’est une nouvelle expérience que nous allons voir ici. Dans notre pays il manque vraiment un suivi annuel des technologies. Cet outil  va nous aider dans le cadre des choix de technologies dans le domaine de l’eau et assainissement. Mais aussi pour la maintenance  et pour les approches IEC concernant les thèmes sociologiques. On a besoin d’être sûr que les installations que nous avons dans notre domaine sont adaptées à notre environnement. Et je crois que le TAF peut nous aider à voir l’impact positif ou négatif des technologies que nous installons tout azimut sur notre environnement»

Domaine 2 : L’implication des acteurs étatiques dans le projet et la promotion du TAF.

L’interview de monsieur Boureima Koanda, ingénieur à la Direction de l’Information et des Etudes sur l’Eau a retenu l’attention. M. Koanda a la certitude que le TAF sera utilisé, voir approprier par son institution par ce que l’outil propose une approche participative dans l’évaluation des technologies. En cela son interview a été retenue comme « most significant change ». C’est aussi là tout le sens de la désignation de la direction où il travaille (la DIEE) comme hôte du TAF après le projet.

Boureima KOUANDA, agent à la Direction des Etudes et de l’Information sur l’Eau

« Par rapport au TAF je pense que c’est un outil très intéressant, ce, d’autant puisque à notre niveau on peut vraiment s’approprier de l’outil pour  évaluer les différentes réalisations que nous avons sur le terrain  en matière de  mobilisation de ressource en eau. Que ce soit les eaux de surface ou les eaux souterraines, il y a beaucoup de technologies qui sont utilisées. Ces technologies ont souvent des projets pilotes, mais souvent il ya d’autres qui sont introduites sans études préalables. Pourtant, c’est vraiment intéressant que ces technologies soient évaluées avant d’être valorisées. En plus, je pense que ce nouvel outil n’est pas aussi compliqué à utiliser. Ce qui m’a beaucoup intéressé, c’est la démarche participative avec laquelle on évalue la technologie. Une telle approche permet de bien évaluer vraiment la technologie de manière consensuelle. A ma connaissance aucun autre outil dans le secteur un propose une évaluation aussi  exhaustive des technologies que le TAF»

Domaine 3 : L’implication des municipalités au niveau communal WASHTECH

Djibril TONDE, un agent d’hygiène assainissement  à la mairie de Koudougou est l’un des très engagé en promotion des meilleure technologies d’assainissement. Cependant, jusqu’à son implication dans le projet washtech, il ne savait pas comment déterminer la meilleure technologie. Il n’avait pas de moyen de suivi des technologies. Dans on interview, il salue la conception d’un outil comme le TAF et pense pouvoir faire la promotion de l’outil lors des rencontres communales.

Interview Djibril TONDE, agent d’hygiène assainissement  à la mairie de Koudougou

« Avant le TAF nous n’avions pas un moyen de suivi des technologies à ma connaissance. Mon premier contact avec un système scientifique comme on le voit actuellement, c’est vraiment avec EAA et WaterAid qui vient de présenter le nouvel outil TAF. Actuellement avec les acteurs tout est mis en œuvre  pour suivre la technologie. Avec la nouvelle technologie nous arrivons à évaluer  l’impact des technologies à partir du TAF. La valeur ajoutée est que ça nous a permis de connaitre que pour introduire une technologie  il faut avoir l’avis de plusieurs personnes. Partant donc de là, si j’ai une nouvelle technologie  je vais suivre la procédure de l’outil TAF. Nous pouvons introduire le TAF dans le cadre de  concertation communale,  régional, mais aussi les rencontres du conseil municipal. »

Domaine 4 : La compréhension du TAF par les Alliances d’apprentissage, les centres de recherche, etc.

Madame Noellie Poda, de la fondation 2ie est issue d’un centre de cherche et est membre de l’Alliance d’apprentissage de WASHTech. Ayant déjà un contact avec l’outil TAF notamment lors des ateliers de notation des différents tests, elle est convaincue de l’utilité de l’outil pour les centres de recherche. Elle ose aussi faire des propositions pour améliorer l’utilisation de l’outil qui ont été pris en compte par l’équipe de projet. C’est en cela que sont interview est retenu comme « most significant change »

PODA Noelie Doctorant au 2ie

« J’ai pris part à la notation des technologies avec l’utilisation de l’outil TAF, alors, je pense que c’est un bon outil, mais qui gagnerait à être amélioré pour permettre une plus grande utilisation par un plus grand nombre d’acteurs. Harmoniser peut-être l’interprétation des résultats ou bien l’interprétation des notations serait une bonne chose pour les institutions de recherche par exemple qui auront un partenariat avec d’autres institutions. Sur la base de l’outil utilisé on pourrait faire une comparaison des résultats et cela pourrait améliorer pas mal de choses dans le secteur de l’assainissement. Etant de la fondation 2ie c’est vrai qu’on n’est pas dans la création de technologies de l’assainissement. Nous, nous sommes plutôt dans le traitement des déchets qu’on a collecté, mais c’est un outil qui pourrait être utilisé dans l’évaluation de ces technologies qu’on met en place. Par exemple, présentement j’ai un collègue qui travaille dans le traitement des bouts de vidange. Il veut mettre en place une technologie de traitement de bouts de vidange qui soit moins couteuse et applicable dans nos pays. Alors, avoir un outil pareil pour évaluer l’efficacité de sa technologie et voir comment la technologie pourrait être acceptée par les uns et les autres serait une bonne chose. Mais il faudrait certainement faire aussi en sorte que l’outil lui permette aussi de voir si vraiment il a abouti à quelque chose d’utilisable, d’applicable. »

About valérie

Nous sommes l'autre moitié du ciel
This entry was posted in Burkina Faso and tagged . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s